Articles de py-olivier
Pierre Roulot - Daum
Né en 1917 à Gevrey-Chambertin, en Bourgogne, Pierre Roulot mène l’essentiel de sa vie artistique à Paris. Dès 1942, il se consacre au travail de la céramique, discipline dans laquelle il affirme rapidement une écriture personnelle. Son talent et son exigence le conduisent par la suite à enseigner cette matière à l’École des Arts appliqués à l’Industrie de Paris, transmettant à son tour un savoir nourri par une profonde sensibilité plastique.
Son œuvre connaît une reconnaissance internationale et figure dans de nombreuses expositions organisées en Autriche, Allemagne, Angleterre, Italie, Turquie, Canada, Etats-Unis ainsi qu'au Japon. Il participe également au Salon des Décorateurs et expose au Musée des Arts Décoratifs. Son parcours est couronné par plusieurs distinctions prestigieuses, parmi lesquelles le Prix Blumenthal ainsi que la médaille d’or de la Société d’Encouragement à l’Art et à l’Industrie. Certaines de ses œuvres sont aujourd’hui conservées dans les musées de Faenza et de Kyoto, témoignant du rayonnement durable de son travail.
Sa rencontre avec la maison Daum marque une étape importante de son parcours artistique. Pour la prestigieuse manufacture, il réalise neuf œuvres, toutes accueillies avec un vif succès. Cette collaboration lui permet, selon ses propres mots, de « découvrir un nouveau métier, un moyen d’expression différent ». Débutée en 1983 avec l’œuvre Eden, cette relation se poursuit avec plusieurs créations majeures, parmi lesquelles La Fontaine de Jouvence, Merlin et Viviane, venues sceller au fil des années les liens privilégiés unissant Pierre Roulot à l’univers du cristal. À travers cette collaboration, l’artiste transpose dans la transparence de la pâte de cristal la poésie organique de son langage sculptural, donnant naissance à des œuvres où la matière semble animée d’un souffle à la fois délicat et intemporel.
Partenaire Vessière cristaux - Vase serpent rouge, cristal Lalique
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Vase Serpent rouge Lalique : la légende renaît en cristal.
En exclusivité chez Vessière Cristaux, le vase Serpent rouge de Lalique réapparaît tel un joyau réinventé, près d’un siècle après sa création originelle par René Lalique en 1924. Témoignage rare du génie symboliste du maître verrier, cette œuvre sculptée dans un cristal teinté dans la masse d’un rouge ardent évoque la tentation, le sacré et la sensualité. Résultat d’un savoir-faire d’exception, ce vase hypnotique mobilise l’excellence des artisans de Wingen-sur-Moder, dans une alchimie de gestes anciens et de création contemporaine.
Un héritage de 1924, empreint de mystère et de symbolisme
Le vase Serpent voit le jour le 23 avril 1924, dans l’esprit visionnaire de René Lalique. Inspiré du récit biblique du jardin d’Éden, le serpent s’y enroule avec majesté, suggérant la tentation originelle, l’élan du désir, le frisson de la transgression.
À travers cette silhouette sinueuse, c’est toute la force du mythe qui prend forme, sublimée par la pureté du cristal. René Lalique, maître de l’allégorie, donne ici naissance à une pièce envoûtante, à mi-chemin entre sculpture et poésie, où le verre devient langage symbolique.
Une création façonnée à Wingen-sur-Moder en Alsace
Fruit d’un savoir-faire d’exception, le vase Serpent rouge mobilise l’expertise de plusieurs artisans hautement qualifiés, réunis autour d’un même chef-d’œuvre. Jusqu’à quarante étapes minutieuses sont nécessaires à sa réalisation : du soufflage à la bouche à la taille, du démoulage au satiné, chaque geste est précis, chorégraphié, exigeant. Cette alchimie du feu et de la matière, seuls les maîtres verriers de la manufacture de Wingen-sur-Moder en détiennent le secret, transmis de génération en génération dans la plus grande fidélité à l’œuvre de Lalique.
Le rouge à l’or : un souffle de passion éternelle
Pour cette édition 2025, le vase se pare d’un rouge profond, teinté dans la masse, vibrant de nuances dorées. Baptisée « rouge à l’or », cette teinte rare et noble magnifie la forme du serpent en lui conférant une intensité presque charnelle. Le rouge devient ici symbole : rouge du fruit défendu, rouge du feu intérieur, rouge du sacré. Ce cristal ardent, irisé comme une flamme, capte la lumière, la reflète, et en fait une œuvre hypnotique qui s’inscrit dans l’intemporel.
Une réédition exclusive, entre mémoire et modernité.
Vessière Cristaux est fier d’accueillir en exclusivité cette réédition exceptionnelle, qui conjugue le souffle d’un patrimoine centenaire à l’élan d’une création contemporaine. Le vase Serpent rouge incarne cette alliance rare entre l’intention artistique et la perfection artisanale. Plus qu’un simple objet de collection, il devient messager d’un héritage vivant, reflet de l’audace de René Lalique, et témoin du raffinement éternel du cristal français.
Emile Bourgeois - Le grand dépôt
Émile Bourgeois (1832–1926) fonde en 1862, rue Drouot à Paris, Le Grand Dépôt, une adresse appelée à devenir l’un des hauts lieux des arts décoratifs de son temps. Surnommé le Palais des Arts du Feu, cet établissement se distingue par une sélection exceptionnelle d’objets d’art, de faïences, de céramiques et de cristaux destinés à une clientèle particulièrement exigeante. Fort de l’expérience acquise à Londres quelques années auparavant, Émile Bourgeois obtient l’exclusivité de plusieurs manufactures britanniques, qu’il associe aux plus belles productions françaises, faisant dialoguer porcelaines anglaises et cristaux de maisons telles que Baccarat, Portieux Vallerysthal...le succès est considérable !
La maison s’agrandit, ouvre une succursale à Marseille en 1879, et devient en quelques années l’une des plus importantes enseignes d’art décoratif en France comme en Europe. Sans jamais posséder d’atelier de fabrication propre, Le Grand Dépôt se distingue par des créations réalisées exclusivement pour son enseigne, donnant naissance à des pièces aujourd’hui particulièrement recherchées pour leur caractère confidentiel. Jusqu’en 1926, cette maison demeure l’expression d’un commerce d’art où le goût, l’exclusivité et le raffinement se rencontrent. Un nom où le cristal rejoint l’histoire du goût.
Georges Dunaime - Baccarat
Les informations consacrées à Georges Dunaime demeurent aujourd’hui relativement rares, ce qui confère à son parcours une part de discrétion presque singulière dans l’histoire des arts décoratifs. Artiste décorateur autant qu’excellent dessinateur, il déploie principalement son activité entre 1922 et 1929, en pleine période de l’Art déco, lorsqu’il fournit plusieurs modèles aux plus importantes verreries françaises de son temps, notamment à la maison Baccarat.
Parmi ses créations les plus remarquables figurent l’encrier Les Poissons, le vase Rouge rubis ainsi que la lampe sur pied Opale blanche, œuvres originales présentées lors de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes à Paris en 1925. Ces pièces témoignent d’un langage esthétique novateur, en parfaite résonance avec les aspirations modernes de l’époque. À cette période, la cristallerie Baccarat cherche précisément à insuffler un nouvel élan à sa production en s’ouvrant à une génération de jeunes artistes décorateurs. Georges Dunaime s’inscrit pleinement dans ce mouvement aux côtés de créateurs tels que Georges Chevalier, André Ballet ou encore Jacques Adnet, participant ainsi à ce renouveau stylistique qui marque profondément les arts du verre durant l’entre-deux-guerres.
Bien que relativement brève, son activité se distingue par une remarquable diversité. Son talent de dessinateur s’exprime également à travers des projets conçus pour la verrerie Schneider, notamment dans le domaine des suspensions lumineuses, mais aussi dans des modèles de porcelaines décorées aux émaux polychromes pour la Manufacture nationale de Sèvres. À travers cette œuvre discrète mais raffinée, Georges Dunaime apparaît comme l’un de ces créateurs qui ont contribué, avec élégance et modernité, à renouveler le vocabulaire esthétique des arts décoratifs français au début du XXᵉ siècle.
Sylvie Mangaud - Daum
Née à Paris en 1961, Sylvie Mangaud manifeste très tôt une sensibilité particulière à l’image et à l’expression du corps. Après des études de graphologie et de morphologie, elle s’oriente dans un premier temps vers la photographie, discipline dans laquelle elle développe un regard subtil, capable de saisir le mouvement, de révéler l’émotion et de suspendre l’instant avec une rare délicatesse. Animée par une recherche artistique profondément personnelle, elle approfondit son observation du vivant à travers l’étude de la morphologie, qui lui permet de mieux comprendre le langage silencieux des corps. Ce cheminement la conduit naturellement vers la sculpture, qu’elle pratique depuis plus de quinze ans avec une sensibilité singulière.
Ses sujets de prédilection — la femme et le monde animal — trouvent dans le bronze un mode d’expression particulièrement raffiné. Ses œuvres, stylisées avec élégance, conservent toujours la justesse du mouvement, tandis que les vides y deviennent de véritables éléments de composition, structurant l’espace par des lignes géométriques d’une grande pureté. Le talent de Sylvie Mangaud réside dans cette fluidité si particulière qui confère à chacune de ses créations une présence à la fois douce et intemporelle, capable de toucher un public sensible à la beauté du geste.
En 2007 débute sa collaboration avec la maison Daum. Déclinées en pâte de cristal, ses sculptures acquièrent alors une dimension nouvelle, faite de grâce, de transparence et de sensualité. L’œuvre Petit Amour, réalisée en 2008, en constitue une illustration particulièrement éloquente. Depuis cette rencontre entre l’artiste et la prestigieuse manufacture, une dizaine de créations sont venues enrichir ce dialogue harmonieux entre l’art de la sculpture et l’excellence du cristal français.
Distinguer une pièce numérotée d’une édition limitée
Il existe en effet une confusion fréquente entre les notions de pièce numérotée et pièce en édition limitée, notamment dans l’univers des grandes cristalleries telles que Baccarat, Saint-Louis, Daum ou Lalique. Bien que ces deux désignations reposent sur la présence d’un numéro gravé sur l’objet, elles recouvrent pourtant des réalités bien distinctes.
Avant toute chose, il convient de préciser qu’il ne faut pas confondre ces marquages avec certains numéros figurant sur un bouchon, une carafe ou sur des pièces plus anciennes datant du début du XXᵉ siècle. Dans ces cas, il s’agit souvent de références internes à la manufacture — numéros de forme, de taille ou de montage — sans rapport direct avec une logique de tirage. La distinction évoquée ici concerne principalement les œuvres et créations réalisées à partir des années 1960.
La pièce numérotée
Dans le cas d’une édition numérotée, un seul numéro apparaît sur l’objet.
Exemple :
Daum France 156
Cette inscription signifie simplement que la pièce correspond au 156ᵉ exemplaire fabriqué. En revanche, elle ne donne aucune indication sur le nombre total d’exemplaires produits. La fabrication peut donc se poursuivre sans limite prédéfinie.
Cette numérotation répond souvent à plusieurs objectifs pour le fabricant :
assurer une meilleure traçabilité de la production ;
faciliter le suivi commercial ;
lutter contre la contrefaçon ;
ou encore identifier plus précisément chaque exemplaire.
Ainsi, une pièce numérotée n’implique pas nécessairement une rareté particulière.
La pièce en édition limitée
À l’inverse, une édition limitée se reconnaît par la présence de deux numéros séparés par une barre oblique.
Exemple :
Daum France 35/150
Cette mention indique que l’objet est le 35ᵉ exemplaire d’un tirage total limité à 150 pièces.
Le premier chiffre correspond au rang de fabrication de l’exemplaire, tandis que le second précise le nombre total d’objets produits. On se trouve alors dans une logique beaucoup plus exclusive, souvent liée :
à une collaboration avec un artiste ou un designer ;
à une commémoration ;
à une série prestigieuse ;
ou à une création destinée aux collectionneurs.
Les tirages peuvent varier considérablement : 3000 exemplaires, 800, 250, 125, 50, voire seulement 8 pièces. Dans ces très petits tirages, l’objet se rapproche alors du statut d’œuvre d’art.
Une distinction essentielle
Il faut donc retenir qu’une pièce numérotée n’est pas automatiquement une édition limitée.
La simple présence d’un numéro ne constitue pas en soi un gage de rareté ou de valeur supérieure.
La différence fondamentale peut se résumer ainsi :
• Numéro seul → pièce identifiée individuellement, sans limite connue de production
• Numéro / total → pièce issue d’un tirage volontairement limité
Comprendre cette nuance permet d’éviter bien des erreurs d’interprétation lors de l’achat ou de l’expertise d’un objet en cristal.
Hilton McConnico - Daum
Né le 13 mai 1943 à Memphis et décédé le 29 janvier 2018 à Paris, Joseph Hilton McConnico fut un créateur aux talents multiples. À la fois peintre, styliste, décorateur, photographe, scénographe, réalisateur et designer, il débute sa carrière dans l’univers de la haute couture à partir de 1965, collaborant avec plusieurs grandes maisons parisiennes telles que Ted Lapidus, Jacques Heim et Yves Saint Laurent.
Dans le domaine du cinéma, il signe les décors et les costumes de plus de vingt films. Parmi ses réalisations les plus remarquées figure La Lune dans le caniveau, pour lequel il reçoit en 1984 le César du Meilleur décor. Les années 1980 constituent pour lui une période particulièrement féconde : il travaille alors pour le cinéma, réalise des clips — notamment pour Eartha Kitt — ainsi que des campagnes publicitaires pour de grandes marques comme Philips, Esso, Côte d'Or ou encore Renault à l’occasion de la promotion de la Renault 5.
Scénographe inspiré, il imagine également les décors du spectaculaire concert de Johnny Hallyday au Zénith de Paris en octobre 1984. Cinq ans plus tard débute une longue collaboration avec la prestigieuse maison Hermès. Au fil du temps, Hilton McConnico devient une figure incontournable du design français. Malgré la maladie qui l’affecte dès le début des années 1990, il poursuit sans relâche son œuvre et multiplie les collaborations avec des maisons d’exception telles que Saint-Louis, la Manufacture nationale de Sèvres, Lampe Berger et Émaux de Longwy.
Sa collaboration avec la maison Daum mérite une attention particulière. Ses créations y ont profondément marqué l’histoire de la manufacture par leur audace, leur poésie et leur singularité. Dans la pâte de verre et le cristal, il découvre un médium particulièrement expressif pour traduire l’un de ses thèmes de prédilection : le cactus. Ainsi naît en 1987 la collection emblématique Cactus, déclinée en de nombreuses pièces — carafes, verres, coupes, flacons ou seaux — qui constitue une véritable réinterprétation contemporaine de la tradition naturaliste de l’Art nouveau.
Cette inspiration se prolonge avec la ligne Les Flèches perdues de Guillaume Tell en 1992, puis Les Plumes Cheyenne en 1993, avant de culminer avec le mythique Cheval porteur de feu en 2001. À travers ces œuvres, Hilton McConnico a su insuffler à la création contemporaine un univers onirique, raffiné et profondément personnel.
Claude Lhoste - Daum
Claude Lhoste (1929–2010) entreprend très tôt une formation artistique en intégrant, dès l’âge de seize ans, l’École des Arts appliqués, avant de parfaire son apprentissage aux Beaux-Arts. Son talent est rapidement reconnu lorsqu’il reçoit, en 1963, le Prix de l’Institut de France. Au cours de sa carrière, il participe à de nombreuses manifestations prestigieuses, notamment à la Biennale de Paris, au Musée Rodin ainsi qu’au Musée d'Art Moderne de Paris, institution qui conserve aujourd’hui plusieurs de ses œuvres dans ses collections.
À partir de 1972, il se consacre également à la création de médailles pour la Monnaie de Paris, affirmant ainsi l’étendue de son savoir-faire. Au début des années 1990, son œuvre continue de susciter l’intérêt du public et des institutions : ses sculptures sont présentées au Salon de Mars en 1991 puis au Salon d’Angers en 1995. En 1993, il reçoit le Grand Prix de Sculpture des Artistes Français, tandis qu’en 1994, la galerie Galerie Bernheim-Jeune lui consacre une importante exposition réunissant quarante sculptures et soixante-dix dessins.
Sculpteur animalier par excellence, Claude Lhoste entame dès 1968 une collaboration féconde avec la maison Daum, pour laquelle il réalise trois premières œuvres remarquées : Chouette en vol, Taureau et Chat. Au fil des années, il conçoit quinze sculptures en pâte de verre et cristal pour la prestigieuse manufacture, la dernière datant de 2004. L’artiste expliquait lui-même son attrait pour le monde animal par « sa diversité » et par « les possibilités d’invention plastique » qu’il offre, tout en veillant à préserver « le caractère propre de l’animal ».
Dans le bestiaire raffiné de Claude Lhoste se côtoient animaux familiers et espèces sauvages — chats, taureaux, mouettes, chameaux, chevaux, oiseaux ou chouettes. Son art, empreint de sobriété, d’humour et de tendresse, s’attache à saisir l’essence même du vivant avec une rare sensibilité.
L’expertise du cristal français
Chez Prestivilege, la sélection se concentre exclusivement sur quatre grandes signatures du cristal français : Baccarat, Saint-Louis, Daum et Lalique. Ce choix délibéré traduit une volonté de spécialisation, portée par une connaissance approfondie de ces manufactures dont le nom demeure intimement lié à l’excellence du savoir-faire français.
En dehors de ces quatre maisons, ni la porcelaine, ni l’argenterie, ni les autres cristalleries ne trouvent naturellement leur place ici, afin de préserver une approche entièrement consacrée à l’univers du cristal.
Si ces manufactures poursuivent encore aujourd’hui leur histoire, reconnaître avec justesse leurs créations anciennes demande un regard patient et une étude rigoureuse. Toutes les pièces n’ont pas toujours été signées, et certaines nécessitent un véritable travail d’identification fondé sur les archives, les catalogues d’époque, les techniques de taille et l’évolution des formes. L’attribution d’un cristal ne peut jamais reposer sur la seule apparence ; elle naît d’un dialogue entre la matière, la lumière et la mémoire des maisons qui l’ont vu naître. Cette exigence prend tout son sens lorsque l’on considère l’héritage de ces manufactures, dont certaines, comme Saint-Louis, portent plusieurs siècles d’histoire et ont façonné quelques-unes des plus belles expressions du patrimoine verrier européen.
Le choix de ces quatre signatures s’inscrit également dans la réalité du marché de collection : leurs créations figurent parmi les plus recherchées et permettent de réunir avec régularité verres, coupes, carafes, vases et objets décoratifs, recherchés pour leur rareté autant que pour la permanence de leur élégance.
Olivier
Les liens de sites internet.
Baccarat : https://www.baccarat.com/fr_fr/
Saint Louis : https://www.saint-louis.com/
Daum : https://www.daum.fr/
Lalique : https://www.lalique.com/fr
Vendre son cristal ancien : l’expertise au service de la valeur
Vendre un service de verres en cristal, une carafe ou un vase soulève souvent de nombreuses interrogations : comment identifier une pièce, en estimer la valeur, et surtout savoir à qui s’adresser en toute confiance ?
À l’heure d’internet, les informations abondent, mais elles peuvent aussi entretenir la confusion. Une pièce aperçue en ligne à un certain prix ne signifie pas qu’un modèle similaire possède la même valeur. La cristallerie, le modèle exact, l’époque, la rareté et l’état de conservation sont autant de critères déterminants.
Un verre attribué à Baccarat ne possède pas nécessairement la même valeur qu’une pièce provenant d’un atelier situé à Baccarat. Chaque détail compte.
Une expertise spécialisée
Professionnel du cristal d’occasion, je me consacre exclusivement à quatre grandes maisons françaises :
• Baccarat
• Daum
• Lalique
Ce choix volontaire me permet d’apporter une expertise ciblée sur un marché exigeant où chaque collection répond à une demande précise.
Les informations utiles pour une estimation
Afin de vous proposer une première étude, quelques éléments sont essentiels :
• la manufacture d’origine
• le nom du modèle ou de la collection
• le type de pièce concernée
• les dimensions
• le nombre de pièces disponibles
• l’état général
Ces informations me permettent d’évaluer l’intérêt de votre ensemble et de vous proposer une estimation de reprise cohérente.
Un accompagnement personnalisé
Après cette première analyse, nous pouvons convenir ensemble d’un rendez-vous. Je me déplace partout en France afin d’examiner vos pièces dans les meilleures conditions.
Mon objectif est simple : vous offrir une transaction claire, sérieuse et respectueuse de la valeur de votre cristal.
Une relation de confiance
Le prix de reprise proposé ne peut naturellement correspondre au prix de vente affiché en boutique, celui-ci devant intégrer :
• les frais professionnels
• les charges
• la restauration éventuelle
• la mise en valeur
• ainsi que la garantie apportée à l’acheteur final
Lorsqu’une acquisition se concrétise, l’essentiel demeure que vendeur comme acquéreur aient le sentiment d’avoir conclu une transaction juste et harmonieuse.
Un seul interlocuteur, Monsieur Py Olivier
4 Faubourg de Lyon
90000 Belfort
09 62 51 22 65
Un service de livraison à la hauteur de votre pièce
Vous hésitez parfois à faire expédier des verres en cristal ou des objets de décoration fragiles ?
Vous pouvez également éprouver certaines réserves liées à l’achat en ligne :
• sécurité du paiement
• qualité de l’emballage
• transport des pièces fragiles
• réception conforme de votre commande
Chez Prestivilege, il serait regrettable que ces interrogations vous privent d’une pièce que vous avez choisie.
Une alternative privilégiée
La remise en main propre à votre domicile.
Selon mes déplacements en France ou dans les pays frontaliers, il peut être possible que je vous remette personnellement votre commande, dans les meilleures conditions de sécurité et de confiance.
Je me déplace régulièrement pour des acquisitions sur :
• la France entière
• la Suisse
• l’Allemagne
• les pays limitrophes
Selon la nature ou le montant de votre commande, un déplacement peut également être envisagé exclusivement pour votre livraison.
Un service plus personnel
Cette solution vous permet de bénéficier :
• d’une remise en toute sécurité
• d’un échange direct
• d’une relation de confiance
• d’un service rare et personnalisé
N’hésitez pas à me contacter pour étudier ensemble la solution de livraison la plus adaptée à votre commande.
Aux plaisirs de vous rencontrer,
Olivier

Comment reconnaître un bouchon d’origine en cristal
Sur le marché de l’occasion, il n’est pas rare de rencontrer des carafes en cristal accompagnées d’un bouchon dont l’origine suscite le doute. Beaucoup ont déjà découvert, au détour d’un grenier familial ou d’une vitrine ancienne, une carafe associée à un bouchon qui semble, au premier regard, ne pas lui appartenir pleinement. Une silhouette légèrement différente, un ajustement imparfait ou une forme qui rompt l’harmonie générale suffisent parfois à éveiller l’attention.
Comment savoir avec certitude si le bouchon est bien celui d’origine ?
Pour certaines grandes maisons comme Saint-Louis ou Baccarat, il existe en effet un indice particulièrement précieux : la présence d’un numéro de correspondance.
Dans la majorité des cas — tout en admettant quelques exceptions* — ce numéro gravé sur le bouchon doit se retrouver à l’identique sous la carafe ou à proximité de son col.
Un bouchon portant, par exemple, le numéro 31 doit ainsi présenter ce même marquage sur la carafe à laquelle il appartient.
Lorsque les numéros diffèrent, ou lorsqu’un seul des deux éléments en est pourvu, une vérification plus approfondie devient nécessaire. Il peut alors s’agir :
• d’un bouchon rapporté
• d’un bouchon provenant du même modèle mais d’une autre carafe
• ou d’une association plus récente sans lien avec l’origine de la pièce
Au-delà du marquage, un bouchon d’origine se reconnaît également à la justesse de son ajustement : il s’insère naturellement, sans contrainte excessive, tout en demeurant parfaitement stable une fois en place. Car dans l’univers du cristal ancien, ce sont souvent les détails les plus discrets qui révèlent la véritable authenticité d’une pièce.
Ps : *Il convient également de souligner que certaines pièces peuvent, plus rarement, ne présenter aucun numéro, ni sur le bouchon ni sur la carafe.
J’espère que ces quelques repères vous permettront désormais de chiner avec un regard plus sûr et plus averti.
Olivier
Harcourt EST Baccarat : l’icône intemporelle du cristal français
Il est difficile d’évoquer la maison Baccarat sans penser immédiatement à Harcourt, tant cette collection incarne à elle seule l’essence même de la manufacture. Véritable emblème du cristal français, elle demeure aujourd’hui encore la plus ancienne ligne toujours produite par la maison. L’histoire de ce modèle débute en 1841, sous le règne de Louis-Philippe I. À cette époque, Baccarat et Saint-Louis partagent encore un catalogue commun dans lequel cette silhouette apparaît sous l’appellation évocatrice de forme gondole à triple bouton, taille à côtes plates larges. Dès ses origines, le modèle affirme une présence singulière : paraison taillée, jambe architecturée et proportions majestueuses.
Après avoir disparu durant plusieurs années des catalogues, cette création renaît en 1925 à l’occasion de Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, à Paris, où elle reçoit le nom d’Harcourt, en hommage à une illustre famille aristocratique normande. Dès lors, la collection s’impose comme l’un des plus grands symboles du prestige à la française, séduisant palais, maisons royales et tables d’exception à travers le monde. Le succès de Harcourt ne s’est jamais démenti. Bien au-delà du simple verre, la ligne a donné naissance à un univers complet : roemers, coupes sur pied, carafes, compotiers, chopes ou encore moutardiers, tous porteurs de cette même signature visuelle immédiatement reconnaissable. Certaines versions se parent de riches décors à l’or de style Empire, tandis que d’autres se distinguent par de délicats filets or ou argent, révélant une interprétation plus précieuse encore de ce modèle légendaire.
À la fin des années 1970, Harcourt se réinvente dans des proportions spectaculaires avec la création de hanaps de 24 centimètres, déclinés en six teintes différentes et produits en édition limitée. Puis, au début des années 2000, plusieurs créateurs contemporains prolongent son histoire en lui offrant de nouvelles expressions. Parmi eux, Philippe Starck signe la version Darkside, audacieuse silhouette vêtue de noir, preuve qu’un classique peut traverser les siècles sans jamais perdre sa force.
Source Philippe Starck
Rares sont les créations capables de traverser les époques avec une telle évidence. Peu de collections peuvent revendiquer plus de cent soixante-dix ans d’existence tout en conservant une modernité intacte !
Harcourt n’est pas seulement un modèle : c’est une légende du cristal.
Olivier
Site le verre et le cristal
Le site internet Le Verre et le Cristal est un lieu d’informations et d’échanges pour tous les passionnés de verrerie de l’Art Nouveau et de l’Art Déco. Alimenté quotidiennement par un Lorrain depuis déjà 3 ans, il contient près de 2 500 articles et plus de 10 000 photos de près de 120 manufactures différentes.
En contact depuis près de 15 années avec les commissaires-priseurs, marchands d'art, antiquaires, brocanteurs, maîtres-verriers de France et d'étrangers, Christophe Garland a voulu à travers ce site, regrouper toutes les grandes signatures de la verrerie d’hier, mais aussi présenter celle d’aujourd’hui en France et à l’étranger. Le bloggeur ajoute « Pendant près de 50 ans, la région Lorraine, par ses grands maîtres-verriers, a dictée les modes en matière de verrerie au monde entre 1870 et 1920. Ce fut une période artistique et industrielle fantastique, il ne faut pas l’oublier. L’ambition et la créativité sont les fondements de la productivité économique »
Avec une progression de près de 30 % annuelle, le site est visité par plus de 300 000 visiteurs par an de 143 pays différents. Sa fréquentation va bientôt atteindre le million, une fierté pour son créateur.
Bénévolement, il alimente le blog en rencontrant des collectionneurs, des descendants des artistes, mais aussi en faisant l’acquisition d’ouvrages qui ne sont plus édités. « Je me suis donné la mission de faire en sorte que l’on n’oublie pas tous ces artistes … Si je peux émerveiller encore à notre époque à la vue de ces magnifiques objets, alors cela me fait plaisir. »
Le grand regret de son fondateur? Ne pas posséder quelques-unes de ces pièces et même si il aime son époque, aurait aimé vivre au début de XXème siècle.
Merci à monsieur Garland pour cette belle initiative et à qui je souhaite de continuer sur ce si bon chemin !
Je vous invite à découvrir ce site riche en informations et surtout...En découvertes. https://leverreetlecristal.wordpress.com/
Vessière Cristaux, une adresse emblématique à Baccarat
Si le nom de Baccarat résonne à travers le monde, pour les amateurs de cristaux et les personnes qui ont visité la ville, le nom de Vessière ne doit pas leur être étranger...
Ce point de vente familial est implanté en face du magasin de la cristallerie Baccarat depuis 1882, c'est désormais la 4° génération aux commandes. Leur spécialité ? Le cristal !
Vessière cristaux regroupe des maisons telles que Baccarat, Daum, Lalique ou bien encore des artisans cristalliers sans oublier la faîence de Lorraine avec Saint Clément, Niderviller et Lunéville. Ils vous proposent un très large choix de produits en cristal en passant du domaine de l'art de la table, aux accessoires de bureau, aux luminaires ou bien encore aux flacons de parfum, les bijoux et l'art décoratif.
Allez-vous craquer pour le verre en cristal Baccarat ? Le magnifique vase de chez Lalique ? La sulfure d'un artisan verrier? Le choix est difficile.
Avec 130 années d'expérience dans le domaine, cette entreprise a une parfaite connaissance de la relation cliéntèle comme en témoigne leur service après vente qui est à votre disposition pour toutes demandes. Informations, réclamations, devis...facilités de paiement, retrait de commande au magasin ou par expédition sécurisée dans le monde entier.
Je vous invite à découvrir le site en ligne https://www.vessiere-cristaux.fr et si jamais vous êtes à Baccarat, n'hésitez pas à pousser la porte d'autant plus que le magasin est ouvert 363 jours par an.
Prestivilege & Vessière cristaux pour un partenariat exclusif, brillant...comme le cristal !
VESSIERE CRISTAUX
1 Rue de la Division Leclerc, 54120 Baccarat
03 83 75 10 55
Olivier.
Le verre à eau américain, une élégance méconnue
L’expérience, tout comme les retours de nombreux amateurs, révèle une remarque récurrente : dans certaines collections de cristal, le verre à eau européen paraît parfois insuffisamment généreux pour un usage contemporain. Quant au verre à vin, sa contenance plus mesurée ne répond évidemment pas à cette attente. Pour pallier cette contrainte, certains choisissent de détourner l’usage des pièces en associant un gobelet ou une chope d’un autre modèle au service principal, réservant alors le verre à eau au vin rouge. Une solution possible, certes, mais qui rompt l’harmonie d’une table entièrement composée d’une même collection.
Il existe pourtant une alternative plus élégante : le verre à eau américain, également appelé Tall Water Goblet. Contrairement au verre à eau européen traditionnel, cette version, conçue pour le marché américain, présente une hauteur légèrement supérieure — généralement d’un à deux centimètres — offrant une contenance plus confortable tout en conservant l’esthétique du modèle d’origine.
Cette variante permet ainsi de préserver l’unité visuelle du service :
• le verre à eau américain pour l’eau
• le verre à eau européen pour le vin rouge.
Sur le papier, la solution semble idéale. Dans la réalité, elle demeure cependant particulièrement difficile à mettre en œuvre. Sur le marché de l’occasion européen, ces verres américains sont devenus d’une grande rareté, y compris dans les collections les plus courantes. Chez Baccarat, Saint-Louis, leur apparition reste exceptionnelle. Certaines découvertes n’en deviennent que plus précieuses, à l’image de quelques exemplaires retrouvés dans le prestigieux service Juvisy de Baccarat, témoignant du raffinement discret réservé à certains marchés étrangers. Ainsi, derrière un simple verre peut parfois se cacher une nuance méconnue de l’art de la table, capable de transformer l’équilibre d’un service tout entier.
Olivier
Comment vendre des verres en cristal. 2026
Spécialisé dans le cristal d’occasion, l’activité de Prestivilege ne consiste pas uniquement à sélectionner de belles pièces : elle commence également par leur recherche. C’est pourquoi, si vous souhaitez céder un vase, un service de verres ou toute autre création signée Baccarat, Saint-Louis, Lalique ou Daum, votre pièce peut retenir toute mon attention.
Chaque acquisition reste toutefois étudiée avec soin, car plusieurs éléments déterminent son intérêt : l’état de conservation, le modèle, mais aussi la typologie de la pièce, qu’il s’agisse de verres à champagne, de verres à vin, de carafes ou d’objets décoratifs.
Pour mieux comprendre cette démarche, je vous invite à consulter l’article : Vendre son cristal ancien : l’expertise au service de la valeur
Je me déplace sur l’ensemble de la France, afin de vous accompagner dans une démarche simple, sérieuse et confidentielle.
Sur Prestivilege, lorsqu’un accord se concrétise, l’essentiel demeure que vendeur comme acquéreur aient le sentiment d’avoir conclu une transaction juste et harmonieuse.
Je vous invite à découvrir l’ensemble des moyens de me contacter en cliquant ici.
A votre disposition,
Olivier

Quand l’or sublime le cristal
Qu’il soit uni, taillé ou gravé, le cristal révèle toute sa noblesse à travers des techniques de décoration variées, rendues possibles par l’habileté remarquable des maîtres verriers. Chaque finition répond à une intention précise, destinée à magnifier la matière et à lui offrir le rendu recherché. Parmi ces savoir-faire, l’une des plus raffinées demeure sans doute la décoration à l’or, qui confère au cristal une dimension encore plus précieuse. Du simple filet délicatement apposé jusqu’à la gravure en plein, cette finition d’exception est confiée aux décorateurs de la cristallerie, dont la sûreté du geste et la précision permettent d’obtenir une somptueuse dorure à l’or fin, souvent en 24 carats.
Le plus souvent, cette ornementation vient enrichir un service en cristal clair déjà existant, lui offrant une interprétation plus luxueuse et plus rare. Ces versions, naturellement plus difficiles à trouver, occupent également une place plus exclusive sur le marché. Certaines collections emblématiques en témoignent, comme le célèbre Harcourt Empire ou le service Sévigné Récamier de Baccarat, ainsi que la collection Bologne, devenue plus récemment Bergame.
Chez la cristallerie de Saint-Louis, cette même recherche d’élégance se retrouve dans des créations parfois simplement soulignées d’un filet d’or au buvant et au pied, comme la ligne Apollo, Excellence ou dans l’un des services les plus emblématiques de la manufacture, Thistle, reconnaissable à son célèbre décor aux chardons.
Dès le début du XXᵉ siècle, il n’était d’ailleurs pas rare de découvrir de délicats services à liqueur, coupes à fruits, vases, plateaux ou carafes enrichis de décors dorés. À cette richesse décorative s’ajoutent parfois des cerclages, des montures en argent ou en bronze, autant de détails venant souligner davantage la pureté et l’éclat du cristal.
Dans l’univers des grandes cristalleries, rien n’est jamais trop précieux pour magnifier la lumière du cristal.
Olivier
La côte plate, l’élégance intemporelle du cristal taillé
Aujourd’hui, l’attention se porte tout particulièrement sur une taille devenue emblématique : la côte plate, généralement réalisée sur un cristal fort, que l’on retrouve dans les plus belles manufactures. Façonnée à froid sous la main experte du tailleur et de sa meule, elle révèle une ligne pure dont la sobriété met en valeur toute la noblesse de la matière. À la fois intemporelle et universelle, cette taille accompagne avec la même justesse une table de tradition comme une mise en scène plus contemporaine.
Dès les années 1840, elle apparaît au moment où le cristal taillé commence à s’imposer face aux décors moulés, ouvrant ainsi un nouveau chapitre dans l’histoire des arts de la table. Plusieurs collections devenues légendaires en portent encore l’empreinte, parmi lesquelles le célèbre Harcourt de Baccarat, le Trianon ou encore le Caton des Cristalleries de Saint-Louis, modèles qui demeurent aujourd’hui des références incontestées.
Même durant la période de l’Art nouveau, certaines créations telles que Malmaison ou Compiègne chez Baccarat ont su préserver cette esthétique avec un raffinement singulier, en contraste avec les tendances de leur époque. Puis, avec l’essor des Arts décoratifs à partir des années 1930, de nombreux services vinrent enrichir cet héritage — Saint-Hubert, Talleyrand, Bourbon...ou encore Poincaré, Jospeh, Béarn pour St-Louis, témoignant de la remarquable longévité de cette taille à travers les styles et les générations.
Le cristal taillé possède cette qualité rare de capturer la lumière pour mieux la révéler. Certaines techniques, telles que l’overlay, viennent encore intensifier cet éclat, tandis que les rehauts d’or confèrent à la côte plate une dimension plus précieuse encore, comme en témoigne la version Empire du mythique verre Harcourt.
À travers ces multiples interprétations (liste non exhaustive), la côte plate continue de traverser le temps avec une élégance intacte, affirmant que dans l’univers du cristal, la simplicité d’une ligne peut devenir la plus belle expression du raffinement.
Olivier.
Le langage secret des signatures
La célèbre estampille des cristalleries pourrait, à elle seule, ouvrir un vaste chapitre dans l’univers du cristal de collection. Derrière une simple signature se dissimulent souvent l’histoire d’une manufacture, l’authenticité d’une pièce… et parfois même sa place particulière au sein de la production. Parmi ces signatures, il existe celles catégorisées comme des marques de second choix. Ces estampilles concernent généralement des pièces présentant une légère imperfection, une variation de fabrication ou un modèle n’ayant jamais figuré au catalogue commercial de la maison. Pour cette raison, la signature habituelle de la manufacture n’y apparaît pas toujours dans sa forme classique.
Pour la maison Daum, on rencontre notamment, après 1945, certaines signatures particulières comme Daum cristal, Daum Nancy / Nancy et l'année de création / Nancy France ou uniquement la lettre D...rendant l’observation particulièrement importante. Pour résumer, si votre pièce n'est pas signée Daum ou Daum croix de Lorraine ou Daum France. Soyez vigilant.
Également la signature dite " Fleurie "
ou encore depuis 2016

Chez Saint-Louis, le second choix se reconnaît au célèbre S.L barré, marque discrète que l’on retrouve sur certaines pièces.
La maison Baccarat adopte une approche différente. La manufacture ne propose pas officiellement de second choix en boutique, mais certaines pièces déclassées ont pu être réservées à des ventes confidentielles ou à un cercle restreint. On rencontre alors parfois sur le marché des estampilles particulières, accompagnées de mentions ou de signes distinctifs venant nuancer la signature d’origine.
• L'estampille originale AVEC en plus avec la mention " Réservé au Personnel "
• L'estampille originale AVEC la présence des initiales " HN "
• L'estampille originale AVEC la présence d'une petite étoile blanche (peut rappeler la marque Montblanc.)
Dans cet univers, quelques millimètres de gravure ou un simple détail dans une signature peuvent transformer le regard porté sur une pièce. Car dans le cristal (ancien), l’authenticité se révèle souvent dans ce que l’on remarque à peine.
Olivier



































