Sur le marché de l’occasion, il n’est pas rare de rencontrer des carafes en cristal accompagnées d’un bouchon dont l’origine suscite le doute. Beaucoup ont déjà découvert, au détour d’un grenier familial ou d’une vitrine ancienne, une carafe associée à un bouchon qui semble, au premier regard, ne pas lui appartenir pleinement. Une silhouette légèrement différente, un ajustement imparfait ou une forme qui rompt l’harmonie générale suffisent parfois à éveiller l’attention.
Comment savoir avec certitude si le bouchon est bien celui d’origine ?
Pour certaines grandes maisons comme Saint-Louis ou Baccarat, il existe en effet un indice particulièrement précieux : la présence d’un numéro de correspondance.
Dans la majorité des cas — tout en admettant quelques exceptions* — ce numéro gravé sur le bouchon doit se retrouver à l’identique sous la carafe ou à proximité de son col.
Un bouchon portant, par exemple, le numéro 31 doit ainsi présenter ce même marquage sur la carafe à laquelle il appartient.
Lorsque les numéros diffèrent, ou lorsqu’un seul des deux éléments en est pourvu, une vérification plus approfondie devient nécessaire. Il peut alors s’agir :
• d’un bouchon rapporté
• d’un bouchon provenant du même modèle mais d’une autre carafe
• ou d’une association plus récente sans lien avec l’origine de la pièce
Au-delà du marquage, un bouchon d’origine se reconnaît également à la justesse de son ajustement : il s’insère naturellement, sans contrainte excessive, tout en demeurant parfaitement stable une fois en place. Car dans l’univers du cristal ancien, ce sont souvent les détails les plus discrets qui révèlent la véritable authenticité d’une pièce.
Ps : *Il convient également de souligner que certaines pièces peuvent, plus rarement, ne présenter aucun numéro, ni sur le bouchon ni sur la carafe.
J’espère que ces quelques repères vous permettront désormais de chiner avec un regard plus sûr et plus averti.



Olivier